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Pourquoi y a-t-il autant de rats dans les grandes villes ? Comment lutter contre l’invasion ?

Pourquoi y a-t-il autant de rats dans les grandes villes ? Comment lutter contre l’invasion ?

 

 

Si vous habitez une métropole française, vous avez probablement déjà eu la désagréable expérience de croiser un rat en pleine ville, et pour cause ! Ces rongeurs pullulent dans les grandes agglomérations, et notamment à Paris où on en compte entre 3 et 6 millions… soit entre 1,5 et 3 rats par habitant ! Mais pourquoi ces nuisibles ont-ils élu domicile dans nos villes ? Pourquoi se reproduisent-ils autant ? Comment se débarrasser des rats de manière durable en milieu urbain ? 

 

 

Pourquoi le nombre de rats augmente-t-il autant dans les grandes villes ?

 

 

D’après des études scientifiques, le nombre de rats dans les grandes villes du monde serait en augmentation de près de 20% ces dix dernières années. Mais ce qui les rend aussi présents dans le quotidien des habitants, c’est que l’on en voit également plus en surface qu'auparavant. Il s’agit majoritairement du rat brun, également appelé « surmulot », une espèce qui mesure entre 20 et 30 cm, vit dans des lieux humides (égouts, caves et canalisations) et sort principalement la nuit, à la recherche de nourriture.

 

Ce rat des villes, qui se nourrit aussi bien d’aliments d’origine végétale qu’animale est donc attiré par les restes de nourritures, offerts en milieu urbain par les nombreuses poubelles extérieures, les sacs facilement troués et les ordures jonchant le sol. Il peut manger chaque jour l’équivalent de 10% de son poids !


De plus, la fécondité de l’espèce est également en cause dans sa démultiplication ; la femelle peut donner naissance à quatre portées de huit petits par an… Ce qui peut faire près de 50 000 nouveaux rats en seulement deux ans !

 

 

Quels sont les risques ?

 

Au-delà des phobies qu’ils suscitent, les rats peuvent également causer de nombreuses nuisances d’ordre matériel. En effet, les dents de ces rongeurs poussant en continu, ces derniers ont besoin de les user sur tout ce qu’ils trouvent… Et bien souvent, les câbles (électriques, fibre optique, voiture…) en font les frais. Panne de voiture, de réseau internet, de train… Les dégâts peuvent donc être considérables. 

 

Mais, c’est bien connu, la présence de rats en nombre est également un enjeu sanitaire majeur pour les collectivités ; ces petits nuisibles sont porteurs de nombreuses bactéries, parasites et maladies (qu’eux-mêmes ne contractent pas), comme la leptospirose, qui peut provoquer des atteintes rénales ou neurologies sévères.

 

 

Quelles solutions pour lutter contre l’invasion des rats en ville ?

 

 

Face à une telle invasion, lutter contre la présence de rats peut s’avérer fastidieux pour une ville, d’autant qu’ils ont développé, avec le temps, des stratégies d'évitement et de résistance aux appâts empoisonnés, qui peuvent compliquer la dératisation. Si l’éradication complète est impossible, en combinant plusieurs actions, on peut agir significativement contre la présence de rats en surface.

 

Pour commencer, il faut faire appel à la responsabilité de tous : la lutte contre les rongeurs commence par de la vigilance et quelques bons réflexes tout ce qui est laissé par terre, dans la rue, ou dans un parc, peut engendrer la multiplication des rats voire la contamination. Il est donc important de sensibiliser les habitants sur la propreté urbaine et les déchets sur la voie publique.

 

À l’échelle d’une collectivité, il est primordial de limiter l’accès des rats aux déchets alimentaires grâce à des poubelles plus nombreuses, et surtout des conteneurs fermés plus solides que les sacs poubelle ordinaires. Un ramassage plus fréquent des ordures peut également s’avérer nécessaire.

 

Ces bons réflexes sont à combiner avec des campagnes de dératisation dans des lieux stratégiques comme les espaces verts (parcs et jardins), les sous-sols de bâtiments, et les chantiers. Pour une lutte efficace contre les nuisibles, la solution doit répondre à trois facteurs principaux : un haut pouvoir d’attraction, une acceptation optimale et enfin une élimination radicale. Le difénacoum, un anticoagulant foudroyant, se présente sous forme de blocs d’appâts qui éliminent les rats par ingestion et consommation répétée, dès 3 jours après l'ingestion de la dose létale. Il s’utilise dans des postes d’appâtage sécurisés, que l’on multiplie dans la zone à traiter pour augmenter les chances de toucher rapidement la colonie.

 

L’utilisation d’un raticide au bromadiolone vous permettra d’agir de manière complémentaire, notamment lorsque le traitement au difénacoum devient moins efficace pour cause d'accoutumance. Il permet de traiter les lieux de stockage de déchets et se place également dans des boites d'appâtage spécialement conçues pour les rats (afin de garantir le maximum de sécurité pour les enfants et les animaux domestiques).

 

L’action combinée des raticides (placés dans des endroits stratégiques, et régulièrement renouvelés), avec une diminution des déchets alimentaires pouvant attirer les rats permet, sur le long terme, de diminuer leur présence en milieu urbain.

 

 

En agissant de manière ciblée et régulière sur les zones infestées, mais également en adoptant de bons réflexes sur la propreté urbaine et la gestion des déchets, les villes peuvent significativement diminuer la présence de rats en surface et ainsi agir efficacement contre les risques matériels et sanitaires induits par ces rongeurs.